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Sondage sur les politiques sociales au Québec

50 % des Québécois ont peur de devenir pauvres et près du tiers considèrent l'être déjà

Consultez le rapport du sondage

La moitié des Québécois craignent la pauvreté et croient qu'elle doit rester une des priorités des décideurs publics, tout comme la réussite scolaire des enfants. C'est ce que révèle un sondage effectué par Léger pour le compte de la Fondation Lucie et André Chagnon.

Réalisé auprès de 2 006 répondants en juin 2015, le sondage sur les aspirations des Québécois en matière de politiques sociales met en lumière leur inquiétude face à la pauvreté. Au total, 31% des citoyens interrogés se considèrent pauvres et 50% sont inquiets de le devenir. Cette proportion augmente à 59% chez les parents ayant des enfants âgés de 0 à 5 ans.

Selon le sondage, les ingrédients jugés essentiels à une bonne qualité de vie font référence à divers aspects d'un mode de vie sain (71% des répondants y ont fait référence), au bien-être de l'entourage (56%) et à une bonne situation financière (48%). 59% des répondants se sont dits moyennement satisfaits de leur qualité de vie, comparativement à 26% qui s'en sont dits très satisfaits, et 14% peu satisfaits.

Quand ils se comparent, 52% des répondants pensent que la qualité de vie au Québec est meilleure qu'aux États-Unis alors que 32% croient qu'elle est semblable à celle de nos voisins du sud. En se comparant aux autres provinces canadiennes, 55% des répondants croient qu'elle est semblable, 21% pire et 18% meilleure. Néanmoins, 48% des citoyens trouvent que leur qualité de vie s'est détériorée au cours des 10 dernières années et 75% croient que d'importants changements dans notre société s'imposent pour assurer une meilleure qualité de vie à l'avenir. Dans ce contexte, la perception quant à l'avenir du Québec est mitigée puisque 48% sont plutôt pessimistes et 44% plutôt optimistes.

Tout en reconnaissant le partage des responsabilités entre les individus et le gouvernement envers divers enjeux sociétaux, 83% des répondants considèrent que des politiques sociales comme des programmes, des mesures et des services sociaux contribuent de façon importante à leur qualité de vie. Les répondants croient en majorité que la responsabilité est surtout collective en matière de prévention de la pauvreté (61%), de soutien aux aînés (59%), de soutien aux démunis (57%), de revenu minimum garanti (56%) et de réussite scolaire des jeunes (45%). Selon les répondants, les responsabilités sont plus partagées en ce qui concerne le développement des enfants, ainsi que le soutien aux parents.

Parmi les programmes pour lesquels les citoyens seraient prêts à contribuer davantage, la réussite scolaire au primaire et au secondaire, la bonification des services sociaux destinés aux personnes les plus démunies et la bonification des régimes publics de retraite recueillent plus de 50% d'appuis.

Il est à noter que 72% des répondants croient que l'élimination de la pauvreté devrait être une priorité pour les décideurs publics, et que 84% d'entre eux jugent que la réussite scolaire des enfants devrait aussi l'être. Ce pourcentage est de 60% en ce qui a trait au développement des enfants de 0 à 5 ans. Quant aux missions de l'État, si la santé, l'éducation et le développement économique figurent au sommet des priorités, le soutien aux plus démunis et l'environnement arrivent ex aequo immédiatement après.

Les avis sont plus partagés sur la capacité financière du Québec de maintenir ou de développer des politiques sociales. En effet, bien que 55% des personnes interrogées aient répondu que le Québec a toujours les moyens de maintenir ses politiques sociales actuelles, 37% se sont toutefois dites inquiètes de sa capacité financière à les maintenir. Les opinions sur les moyens de relever nos défis budgétaires sont aussi partagées, certains privilégiant la hausse des tarifs (40%), d'autres préférant miser sur l'impôt (15%) ou sur les taxes à la consommation (25%).

Selon Claude Chagnon, président de la Fondation Lucie et André Chagnon, « prendre le pouls de la population s'avère très utile à l'heure de choix collectifs importants. Ces choix, que nous ferons comme société, auront inévitablement des effets sur notre capacité à prévenir la pauvreté, à favoriser le développement des enfants, dès leur plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire jusqu'à l'âge adulte, avec toutes les retombées que cela aura sur notre qualité de vie et l'économie du Québec ». Ceci est d'autant plus justifié que 81% des répondants n'ont pas l'impression que leur point de vue est suffisamment considéré dans les décisions qui sont prises par les différents paliers de gouvernement.

À propos du sondage
Le sondage web a été réalisé du 16 au 21 juin 2015 par Léger auprès d'un échantillon représentatif de 2 006 Québécois âgés de 18 ans et plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. À l'aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l'âge, la langue parlée à la maison, la scolarité et la présence d'enfants dans le ménage afin de rendre l'échantillon représentatif de l'ensemble de la population à l'étude.
Ce sondage a pour objectif de capter les opinions et les aspirations des Québécois au sujet:

  • de leur propre qualité de vie et de la qualité de vie au Québec;
  • des facteurs qui les influencent, dont diverses politiques sociales;
  • des notions de responsabilités individuelles et collectives;
  • des choix collectifs auxquels est confronté le Québec; et
  • de la contribution de divers acteurs à la qualité de vie.

 

Sondage publié le 30 septembre 2015










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