Foire aux questions


Q.1 Pourquoi la famille Chagnon a-t-elle créé la Fondation ?
Q.2 Pourquoi se concentrer sur la prévention de la pauvreté en ciblant la réussite éducative et le développement des enfants ?
Q.3 Pourquoi miser autant sur la mobilisation des acteurs locaux et régionaux ?
Q.4 Que fait la Fondation au-delà de ses partenariats avec le gouvernement ?
Q.5 Quels sont les principaux apprentissages de la première décennie de la Fondation ? 


Q.1   Pourquoi la famille Chagnon a-t-elle créé la Fondation ?

L'engagement social et bénévole de la famille Chagnon remonte aux années 1960, notamment avec la participation d'André Chagnon à plusieurs organismes de bienfaisance, dont le Club Kiwanis, Terre-des-Jeunes et Portage. À l'époque de Vidéotron, André Chagnon a également initié une entreprise de réinsertion sociale de personnes avec un handicap et a apporté son soutien à diverses initiatives, principalement dans les domaines de l'éducation, de la santé, des arts et des sports. Ces multiples engagements témoignent des valeurs et des motivations de la famille qui l'ont menée à créer la Fondation.

En octobre 2000, à la suite de la cession du Groupe Vidéotron ltée, André Chagnon, sa femme Lucie et leurs cinq enfants ont décidé de consacrer temps, énergie et argent à la Fondation Lucie et André Chagnon, une façon de redonner à la population québécoise. Dans le processus, la famille y a, en effet, injecté 1,4 milliard(1) de dollars dans le but de mener un projet à long terme centré sur la prévention de la pauvreté, cette dernière étant une réalité que la famille Chagnon refuse de voir comme une fatalité contre laquelle on ne peut rien.

(1) Soit près de 78 % de ses avoirs.

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Q.2   Pourquoi se concentrer sur la prévention de la pauvreté en ciblant la réussite éducative et le développement des enfants ?

Les premières années de la Fondation ont constitué une phase de recherche et de développement. De nombreux projets lui ont permis de préciser en 2006 son orientation et ses objectifs : des interventions centrées sur la prévention dès le plus jeune âge, le développement global de l'enfant et sa réussite éducative.

La réussite éducative est l'un des facteurs de « prévention » de la pauvreté les plus porteurs à long terme. En effet, selon les conclusions de recherches récentes auxquelles souscrivent plusieurs acteurs québécois dans le domaine, la réussite éducative constitue un déterminant puissant en matière de revenu, d'emploi, de santé, de qualité de l'éducation des enfants et de développement global de la société. Les facteurs de la réussite éducative sont multiples(1). Aussi, la Fondation a choisi de concentrer ses efforts sur le développement des enfants dès leur plus jeune âge, sur leur entrée à l'école, leur persévérance scolaire, leur participation sociale et l'adoption de comportements sains.

La Fondation croit qu'il est essentiel de valoriser le rôle des parents et des familles pour leur permettre de participer pleinement au développement global de leurs enfants dès le plus jeune âge. Le public doit aussi être sensibilisé à la question pour faire du développement des enfants un projet de société.

Plusieurs organismes gouvernementaux, communautaires et philanthropiques aident déjà les personnes en situation de pauvreté. À titre d'organisme philanthropique, la Fondation a la possibilité et la capacité d'apporter sa contribution « complémentaire » au niveau de la « prévention », car celle-ci reçoit moins d'investissements de la part des gouvernements et de dons du grand public ou d'autres organismes philanthropiques.

(1) Ces facteurs incluent les inégalités sociales et les conditions de vie, le développement durant la période de la petite enfance ainsi que des facteurs personnels, familiaux, scolaires, communautaires et sociétaux durant tout le parcours scolaire des jeunes. Voir Poursuivons le mouvement pour la persévérance et la réussite scolaire au Québec, pp. 4-6.

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Q.3   Pourquoi miser autant sur la mobilisation des acteurs locaux et régionaux ?

Le développement physique, psychologique, cognitif, social et affectif d'un enfant est une entreprise très complexe. Une action centrée sur un aspect particulier ne peut pas régler tous les problèmes. De la même façon, une seule et même intervention ne peut agir sur tous les facteurs ou être appliquée intégralement dans tous les milieux.

Des consultations menées partout au Québec, au Canada et à l'étranger ont permis de cerner les approches les plus favorables en matière de prévention de la pauvreté. Elles ont permis aussi de constater que les changements sociaux sont souvent issus d'initiatives locales(1), la façon la plus prometteuse de poursuivre des objectifs aussi complexes.

Cette approche est encore plus prometteuse si elle se fonde sur une appropriation des enjeux et des solutions par les acteurs locaux, et si elle contribue à développer la capacité d'agir de ceux qui sont présents tous les jours dans la vie des enfants pour créer des conditions propices à leur développement. Les acteurs locaux incluent les parents (premiers éducateurs de leurs enfants), les éducateurs, les enseignants, les institutions, les organismes communautaires, les élus, ainsi que tous les décideurs et intervenants des divers secteurs de la société. C'est la raison pour laquelle la Fondation investit dans la mise en commun des efforts des divers acteurs locaux et régionaux ainsi que dans leur accompagnement, le développement de leur leadership et le partage de connaissances. La Fondation a pour rôle philanthropique de les soutenir.

(1) Parmi les exemples québécois, la création des CLSC et des CPE.


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Q.4   Que fait la Fondation au-delà de ses partenariats avec le gouvernement ? 

La Fondation soutient également des activités et des outils de sensibilisation destinés aux parents (Naître et grandir  : Web, magazine et campagne sociétale) et à l'ensemble de la société québécoise.  

Elle soutient d'autres initiatives complémentaires :

  • des projets qui donnent la parole aux premiers intéressés comme AVEC du Collectif pour un Québec sans pauvreté, ou le Sommet des jeunes en collaboration avec le Regroupement des organismes communautaires autonomes Jeunesse du Québec ;
  • ­des activités qui suscitent le dialogue sur des questions liées à sa mission. Exemple : sa contribution au Rendez-vous stratégique « Les inégalités sociales, un choix de société ? » organisé par l'Institut du Nouveau Monde (INM) ;
  • ­des études qui permettent de suivre l'évolution de certains indicateurs de la réussite éducative telles que l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) menée par l'Institut de la statistique du Québec ;
  • des projets d'innovation et d'accompagnement des processus de mobilisation tels que Communagir, un organisme qui aide les collectivités du Québec à réaliser les changements qu'elles jugent nécessaires à leur développement collectif.

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Q.5   Quels sont les principaux apprentissages de la première décennie de la Fondation ?

Depuis l'an 2000, la Fondation poursuit sa mission : prévenir la pauvreté. Elle est très fière des efforts déployés et du chemin parcouru avec tous ses partenaires dans le but de favoriser une action préventive concertée au profit des jeunes et de leur famille.

Douze ans après le début de ses activités, la Fondation a fait le bilan de ses actions philanthropiques. Cet exercice a été mené par diverses instances de la Fondation, épaulées par des acteurs issus de la recherche, du milieu communautaire et du secteur gouvernemental. Voici quelques constats :

Les orientations fondamentales de la Fondation se confirment :

  • La mission de prévention de la pauvreté et la cible de la réussite éducative comme facteur important de prévention de la pauvreté sont jugées pertinentes par la grande majorité des partenaires et acteurs.
  • Les actions pour favoriser la réussite éducative doivent dépasser les facteurs individuels, pour inclure les conditions de vie et les déterminants qui les influencent.
  • La stratégie qui favorise la capacité d'agir des personnes et des collectivités est une approche à maintenir et à consolider.
  • Les approches qui favorisent l'intersectorialité et la mobilisation de partenaires sont aussi à maintenir et à consolider.

Certaines expériences nous ont amenés à dialoguer avec divers partenaires et à apporter des correctifs afin que tout soit conforme aux objectifs poursuivis par toutes les parties. En voici quelques exemples :

  • Les partenariats avec le gouvernement  constituent une innovation en constante évolution. L'idée de réunir des groupes issus de divers secteurs de la société (citoyens, parents, milieux institutionnels, communautaires, philanthropiques, etc.) pour s'attaquer à des enjeux complexes est en émergence au Québec. Nous devons tous être ouverts à l'amélioration, à l'innovation, à briser les silos et à conjuguer nos efforts. 
  • La juxtaposition, à l'échelle locale, des processus de planification et d'accompagnement liés à chacun des organismes créés avec le gouvernement (Avenir d'enfants, Québec en Forme et Réunir Réussir) a occasionné de la confusion, une certaine duplication, ainsi que des approches par programmes incompatibles avec des approches intégrées permettant d'agir sur certaines conditions de vie. Cette situation a pu donner une impression d'encadrement excessif. Il faudra donc renforcer la cohésion et la complémentarité des efforts et des investissements.
  • Même si l'évaluation est un outil précieux pour prendre conscience de ce qui fonctionne bien et moins bien, il n'est pas facile d'évaluer les effets précis de notre soutien dans des domaines aussi complexes que la prévention de la pauvreté, le développement des enfants et la réussite éducative. Les modèles classiques d'évaluation scientifique ou empruntés à l'entreprise privée s'y prêtent mal.  De plus, la Fondation joue un rôle philanthropique complémentaire aux actions menées par plusieurs acteurs (gouvernement, société civile, organismes…) à divers paliers. Dans ce contexte, la Fondation a adopté une approche d'évaluation adaptée à la réalité des milieux communautaires et philanthropiques afin qu'elle devienne un outil utile et de moins en moins perçu comme un outil de surveillance ou un mécanisme de reddition de comptes.

Bref, la Fondation Lucie et André Chagnon évolue dans son rôle philanthropique et complémentaire avec la ferme conviction que c'est en conjuguant les efforts de tous les secteurs de notre société, dans un esprit d'ouverture et d'apprentissage continu, que les conditions seront rassemblées pour que tous les enfants du Québec réussissent à l'école et dans la vie.


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Nous voulons

« Nous voulons » est une courte vidéo qui traduit en images la volonté, chaque jour renouvelée, qui nous anime : celle de prévenir la pauvreté pour le bien-être des générations futures au Québec.

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